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Happy Canada Day — And an Invitation to Reflect; Joyeuse Fête du Canada — Et une invitation à la réflexion

By Janalee Morris, Executive Director, Humanist Canada

Happy Canada Day everyone.

I hope you get some sun, some good food, and some time with people you love today.  It’s a wonderful day to step back from our busy routines and appreciate the sheer fortune of living in this vast, stunning landscape we call home.

But I also want to make the case that Canada Day can be more than fireworks and barbecues. For humanists, it’s an unusually good vantage point.

Humanism asks us to value reason, human rights, compassion, and our shared responsibility to one another and to the planet. Those commitments don’t take a day off just because the calendar says “holiday.” Canada Day is a perfect, necessary moment for honest, constructive reflection on where our nation stands—and where it needs to go.

Humanism puts a premium on evidence over convenient narratives. On Canada Day, that cuts directly against the urge to tell a simple, flattering story about our country’s founding. It means choosing honest history over comfortable myth.

Universal human dignity means acknowledging that Canada Day can be a complicated, and often painful, day for Indigenous peoples given the brutal history of colonialism, residential schools, and ongoing systemic inequalities. True progress means moving past performative gestures and actively supporting the Truth and Reconciliation Commission’s Calls to Action. Facing our history with intellectual honesty isn’t about self-flagellation; it’s about making sure that human rights, clean water, healthcare, and self-determination for Indigenous communities are fully realized. We must hold space for genuine national achievements alongside our historical failures as part of what it actually means to truly know and respect the place we are celebrating.

Canada is a beautifully pluralistic society. But secularism is an ongoing project that requires constant vigilance. We need to look closely at where the lines are blurring: from the public funding of religious school systems in certain provinces and tax exemptions for religious institutions that don’t provide public charity, to the creeping use of religious arguments to restrict healthcare access, bodily autonomy, and medical assistance in dying (MAID). Freedom of religion is entirely impossible without freedom from religion in our public institutions. Today is a great day to commit to championing science-based policy and comprehensive education at all levels of government.

We are living through a fractured time. Like many democracies, Canada is facing a rise in political polarization, misinformation, and “post-truth” politics. Humanism relies on the conviction that humans must solve human problems using reason, empathy, and cooperation. We can use today to reflect on how we can foster community, support robust public services like universal healthcare and social safety nets, and commit to civil, evidence-based dialogue with those we disagree with.

At the same time, we should calibrate our gratitude to what is true on the evidence. Canada has got a lot of things right. Our expansions of human rights (including same-sex marriage and disability rights), our healthcare access, and a relatively functional pluralism compared to many places in the world are real achievements worth genuine appreciation.

If we don’t ground our ethics in divine command, the weight of getting things right falls on us — on human institutions, reasoned debate, and democratic participation. So today’s a fair day to ask yourself: Am I actively engaged in the secular ritual of citizenship? Am I staying informed, voting, and doing the daily work to support a rights-respecting society?

None of this requires uncritical flag-waving, and none of it requires reflexive cynicism either. It just asks for the kind of clear-eyed, values-examined reflection humanism has always called for.

Canada is an ongoing project — an experiment in building a diverse, fair, and compassionate society. Today feels like exactly the right day to think about the role each of us plays in shaping its next chapter.

 

Par Janalee Morris, Directrice générale de Humaniste Canada

Joyeuse Fête du Canada à toutes et à tous.

J’espère que vous profiterez aujourd’hui du soleil, d’un bon repas et d’un moment spécial en famille avec vos proches. C’est une journée merveilleuse pour prendre du recul par rapport à nos routines et apprécier la chance immense que nous avons de vivre dans ce vaste et magnifique territoire que nous appelons notre foyer.

Mais je tiens également à souligner que la Fête du Canada peut être bien plus que des feux d’artifice et des barbecues. Pour les humanistes, c’est une occasion unique de prendre du recul.

L’humanisme nous invite à valoriser la raison, les droits humains, la compassion et notre responsabilité commune les un.e.s envers les autres et envers la planète. Ces engagements ne prennent pas de jour de congé simplement parce que le calendrier indique « jour férié ». La Fête du Canada est un moment idéal et nécessaire pour mener une réflexion honnête et constructive sur la situation actuelle de notre nation — et sur la direction qu’elle doit prendre. L’humanisme privilégie les faits avérés plutôt que les récits réconfortants. Lors de la Fête du Canada, cela va directement à l’encontre de la tentation de raconter une histoire simpliste et flatteuse sur la fondation de notre pays. Cela signifie choisir une histoire honnête plutôt qu’un mythe réconfortant.

La dignité humaine universelle implique de reconnaître que la Fête du Canada peut être une journée complexe, et souvent douloureuse, pour les peuples autochtones, compte tenu de l’histoire brutale du colonialisme, des pensionnats pour Autochtones “dits pensionnats indiens” et des inégalités systémiques persistantes. Le véritable progrès consiste à dépasser les gestes de pure forme et à soutenir activement les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation (CVR). Affronter notre histoire avec honnêteté intellectuelle n’est pas une question d’autoflagellation ; il s’agit de veiller à ce que les droits humains, l’accès à l’eau potable, les soins de santé et l’autodétermination des communautés autochtones soient pleinement garantis. Nous devons faire la part des choses entre les véritables réussites nationales et nos échecs historiques, car c’est là le sens même de la connaissance et du respect du lieu que nous célébrons.

Le Canada est une société magnifiquement pluraliste. Mais la laïcité est un projet en cours qui exige une vigilance constante. Nous devons examiner de près les domaines où les frontières s’estompent : du financement public des systèmes scolaires confessionnels dans certaines provinces et des exonérations fiscales accordées aux institutions religieuses qui n’exercent pas d’activités caritatives d’intérêt public, jusqu’à l’utilisation insidieuse d’arguments religieux pour restreindre l’accès aux soins de santé, l’autonomie corporelle et l’aide médicale à mourir (AMM). La liberté de religion est tout à fait impossible sans la liberté vis-à-vis de la religion au sein de nos institutions publiques. Aujourd’hui est un jour idéal pour s’engager à défendre des politiques fondées sur la science et une éducation globale à tous les niveaux de gouvernement. Nous vivons une époque de divisions. À l’instar de nombreuses démocraties, le Canada est confronté à une montée de la polarisation politique, de la désinformation et de la politique de la « post-vérité ». L’humanisme repose sur la conviction que les êtres humains doivent résoudre les problèmes humains en recourant à la raison, à l’empathie et à la coopération. Nous pouvons profiter de cette journée pour réfléchir à la manière dont nous pouvons renforcer l’esprit communautaire, soutenir des services publics solides tels que les soins de santé universels et les filets de sécurité sociale, et nous engager dans un dialogue civil et fondé sur des données probantes avec ceux et celles avec qui nous sommes en désaccord.

Dans le même temps, nous devons mesurer notre gratitude à l’aune de ce qui est avéré. Le Canada a réussi bien des choses. L’élargissement de nos droits de l’homme (notamment le mariage entre personnes de même sexe et les droits des personnes en situation de handicap), notre accès aux soins de santé et un pluralisme relativement fonctionnel par rapport à de nombreux endroits dans le monde constituent de véritables acquis qui méritent une reconnaissance sincère.

Si nous ne fondons pas notre éthique sur un commandement divin, la responsabilité de bien faire les choses nous incombe — à nous, aux institutions humaines, au débat raisonné et à la participation démocratique. C’est donc le moment idéal pour se poser la question suivante : est- ce que je m’engage activement dans le rituel laïque de la citoyenneté ? Est-ce que je me tiens informé, est-ce que je vote et est-ce que je m’investis au quotidien pour soutenir une société respectueuse des droits ?

Rien de tout cela n’exige de brandir le drapeau sans esprit critique, ni de céder à un cynisme instinctif. Cela demande simplement le genre de réflexion lucide et axée sur les valeurs que

l’humanisme a toujours prôné. Le Canada est un projet en constante évolution — une expérience visant à bâtir une société diversifiée, juste et bienveillante. Aujourd’hui semble être le jour idéal pour réfléchir au rôle que chacun d’entre nous joue dans l’écriture de son prochain chapitre.

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